Le Plan d’Investissement Agricole de la RDC validé jusqu’en 2020

La République Démocratique du Congo dispose désormais d’un Plan National d’Investissement agricole (PNIA). C’est le résultat de l’atelier de validation du PNIA qui s’est tenu  du 26 au 27 mars 2013 au Cercle de Kinshasa dans la Commune de la Gombe. Ce plan servira de cadre fédérateur de toutes les actions de développement agricole et rural, gage du bien-être des populations congolaises. Les partenaires techniques et financiers, de la société civile dont les organisations paysannes, le secteur privé ainsi que les délégués des inspections provinciales de l’Agriculture ont  saisi l’occasion de mettre ensemble leurs idées sur le PNIA. Les paysans ont pris une part active aux débats et ont apporté leurs contributions qui ont été prises en compte dans la mouture finale. Le plan a été certes adopté, ce qui est une bonne chose, mais le grand défi reste sa réelle mise en application.  Le PNIA est téléchargeable ci-dessous.

Cet atelier de validation du PNIA a eu comme objectifs principaux de  présenter le PNIA, de permettre aux gouvernements provinciaux, aux partenaires techniques et financiers et aux autres acteurs de vérifier la prise en compte effective de leurs observations et finalement de procéder à la validation du PNIA.  Dans le document publié à cet effet, le coût total du PNIA de la RDC sur la période allant de 2013 à 2020 est estimé à près de 5,5 milliard USD dont 1,5 milliards USD entre 2013 et 2015, soit 28% du budget.

C’est dans le cadre de la mise en œuvre de la note de politique agricole du Gouvernement de novembre 2009 et de la stratégie harmonisée du secteur agricole et rural, adoptée en avril 2010 que le Gouvernement a adopté en mars 2011 le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA) et qui a permis la formulation du présent PNIA. Cette charte du PDDAA signée par la RDC en 2011 engage celle-ci d’y consacrer au moins 10% du budget national et d’imprimer un taux de croissance à la production agricole d’au moins 6% par an sur la période 2011-2015.  Le PDDAA est le programme agricole du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), qui est un programme de l’Union africaine (UA). Créé par l’Assemblée de l’UA en 2003, le PDDAA a pour objectif général d’éradiquer la faim et de réduire la pauvreté grâce à l’agriculture. Pour y parvenir les gouvernements africains ont convenu d’accroître l’investissement public dans l’agriculture.

La ventilation du coût total par sous–programme du notre PNIA se présente de la manière suivante : promotion des filières végétales : 38,9%, promotion de l’agribusiness : 16,5%; développement de la production animale : 11,9% ; Gestion de la sécurité alimentaire et des réserves stratégiques: 9,8% ; Recherche vulgarisation agricoles : 9,9%; Gouvernance agricole et renforcement des capacités humaines et institutionnelles: 9,9% et Développement de la production halieutique: 3,1%.

Le document précise encore le besoin global de financement additionnel du PNIA sur la période de 2013 à 2020 qui est estimé à 4,8 milliards USD, soit 88,5% du budget total. Actuellement, seul 11,5% des coûts estimatifs du PNIA sont disponibles. La contribution du gouvernement Congolais à cet effort est de 8,7 millions USD (1.4% du montant) ce qui semble loin des engagements signé en 2011. Celle des partenaires techniques et financiers est elle de 623,1 millions USD (98.6% du montant).  Le gap de financement par rapport à l’estimation de besoin en financement de chaque sous-programme varie entre 73,3% et 100%. En d’autres termes, la proportion du montant des financements acquis par sous-programme représente entre 0% et 26,7%. Le gap de financement le plus faible est constaté au niveau du sous-programme : promotion des filières végétales, puisqu’il n’est que de 73,3%, dénotant de l’intérêt que les partenaires accordent à cette filière.

Il est très important de mettre en avant que les paysans ont pris une part active aux débats de cet atelier de validation et ont ainsi pu apporter  leurs contributions qui ont été prises en compte dans la mouture finale. Ils ont formulé notamment comme principale recommandation la mise en œuvre du PNIA dans les structures approuvées par la loi agricole notamment les conseils consultatifs aux niveaux national, provincial et local. Cette proposition a été bel et bine prise en compte.

Le PNIA de la RDC a pour objectif primordial de stimuler une croissance soutenue du secteur agricole (au moins 6%), nécessaire et suffisante à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. Il s’agira de promouvoir les filières stratégiques génératrices de croissance et basées sur les priorités définies par la RDC en vue d’intensifier la production vivrière végétale, animale et halieutique et de promouvoir les spéculations de rente et avec une implication adéquate des couches les plus vulnérables que sont les jeunes et les femmes.

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12 commentaires pour Le Plan d’Investissement Agricole de la RDC validé jusqu’en 2020

  1. Eddy Muanda dit :

    Monsieur, je venais de lire qui sera faite pour l afrique en particulier la Rep Dem du Congo. Le projet est tres interessant et pourra meme profiter au devellopement du pays. Je viens vous dire que ca ne sert a rien. J ai fait plusieurs annees en RFA, et suis revenu investir dans ce meme domaine. Le peuple n est pas prepare le travail. Il faut qu on eduque d abord ce peuple: qui il est, que ce qu il faut pour que le pays se developpe, aimer son pays, enfin on pourra l utuliser comme main d ouevre, sinon ils ferons memement comme ceux qui leur dirige, pillage et vol. Il faut d abord eveiller la conscience professionelle du peuple.
    Merci et bonne chance

  2. Eddy Muanda dit :

    Bonne chance. Il faut essayer mais attention aux vautours

    • Jean A. Mbikayi Nkonko
      12 Avril 2013
      Monsieur, Madame,
      Pour se développer, il est recommandé à chaque pays de s’organiser et surtout de soutenir l’applicabilité des décisions qui concourent à ce développement. Personnellement je suis content de ce Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) qui constitue un cadre adéquat par lequel tous les acteurs doivent conjuguer des efforts pour atteindre des résultats suivant le cadre stratégique déjà mis au point.
      Le développement agricole doit provenir de la synergie produite par des acteurs impliqués dans la chaîne composée de: – recherche, -transfert des technologies, -production, -commercialisation et -consommation.
      A ma qualité de Chercheur je suis content du résultat de cet atelier de validation et je souhaite une bonne application de ce Plan.

  3. Oscar NTEZOLO MBONGO dit :

    Juste d’abord un remerciement pour avoir accepter notre adresse mail au forum LA VOIX DU PAYSAN CONGOLAIS ? ET JE SOUHAITE PLEIN SUCCES

  4. je suis cadre supérieur à l’INERA et suis très intéressé à ce Réseau.

  5. je suis convaincu que vous continuerez à m’envoyer les nouvelles à l’adresse que je viens de vous communiquer.

  6. Mkangya dit :

    Dans notre pays ce ne sont pas de bons et meilleurs plans qui manquent dèslors que l’agriculture a toujours été proclamée priorité de toutes les priorités. Cependant, en dépit d’un énorme potentiel agricole, notre pays déchante toujours et même aujourd’hui. Il y a un grand problème sur le plan constitutionnel dans ce pays où tous les pouvoirs sont concentrés à Kinshasa. Si nous voulons voir ce pays décoller véritablement bien et de façon harmonieuse, les ressources naturelles doivent être aux grouvernements provinciaux, en terme de législation et de d’administration. De plans qui impressionnent sur papiers, les Congolais savent très bien en produire, et sur terrain, eh là, c’est autre chose de nauséabonde, c’est l’inconscience qui émerge et qui vous regarde en souriant.

  7. vinny luyeta dit :

    je viens de lire le projet, je suis ému parce que le développement est vraiment nécessaire pour une nation, Et une nation se développe lorsqu’elle commence à résoudre à ses problèmes, et ça c’est déjà une piste de solution

  8. ETIENNE dit :

    Je suis tres ravi de constater que nous les Congolais avons souvent courte memoire sur notre hiistoire de developpement. Pour le moment, la RDCongo doit commencer par eduquer les politiciens ainsi que les Congolais en general sur ce que c’est que le developpement. Cela parce que pour le politiciens, le developpement signifie : a) detourner les fonds publiques pour payer des maisons a l’etranger; b) se marrier a plusieurs femmes; c) avoir plusieurs JEEP; d) envoyer ses enfants a l’etranger;. Tandis que pour la population le developpement doit venir d’ailleurs. Mes chers frères et soeurs, je crois que vous vous rappelez de la Zairianisation, une politique geniale remettant l’economie aux mains des Zairois/Congolais, mais mal compris par les acquereurs, sans preparation. Aujourd’hui, FNMA, COMIGEM….. ont disparu tandis que la plupart des plantations (palmier,cafe,, cacao et caoutchouc) sont abandonnees et envahies par la foret. Les projets agricoles tells que le PRODALU, PMKO, PNM, PRONAM, CECOPANE, …… appartiennent a l’histoire. Je ne peux terminer sans parler des Offices (ONACER, ONAFITEX, etc), tant des bons initiatives, programmes et projets qui ont disparu sans laisser les traces. Aujourd’hui on s’aventure dans les PARCS Agricoles. Good Luck!!!!!!!!! Les memes erreurs produiront les memes resultats.

  9. Yashima Yangoy Alpha dit :

    salut, 5 pistes pour marquer la volonté de réussite du plan a) la RD Congo doit reprendre la production sur les anciennes fermes agricoles abandonnées, patrimoine du pays car pourquoi seulement réhabilité les bâtiments… b) agir à la base et pour la base: éducation agricole par les écoles professionnelles de métier et encadrement des paysans sur la production, commercialisation, consommation et développement. c) en ajout à la piste a) appuyer la création d’autres fermes de l’Etat à travers les provinces. d) créer les caisse et coopérative d’épargne et de crédit agricole e) obliger les initiatives agricoles privées des politiciens et homme d’affaire nationaux et internationaux dans la production et distribution, et décourager le meli-melo (politicien) initiative privée et étatique

  10. mario clavdianos kapodjomala dit :

    bonjour.

    Je suis de beni au nord kivu.
    Tout nous vient presque de l´ uganda voisin.
    Poules,oeufs,tomates,vaches,chevres, et plusieurs autres produits.
    L´ huile de palme,le cacao,le café et autres reviennent sous forme de produits finis juste parceque nous n´ avons pas l´ électricité.
    L´ avenir de notre pays repose sur les industries de production ou de transformation tout en créant des nouveaux emplois.
    Avec nos problèmes de l´ est qui seront bientot resolus graçe a notre puissante armée determinée a mettre fin au problème.
    Je dispose de plusieurs biens et je cherche un partenaire qui peut se joindre a mon entreprise pour des projets des minis industries,agriculture et elevages
    intensifs pour la region de beni.
    Mon contact 00243 998298282.
    Je souhaite vraiement trouver un partenaire pour changer le mode de vie de tous qui sont autour de nous.

    Salutations patriotiques

    mario

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