Journée Internationale de la femme fête célébrée sans tambours ni trompettes en RDC

Pas de pagnes officiels, pas de défilés monstres, pas de grandioses fêtes, pas de petites filles et élèves habillées en pagnes sur les rues, pas de grandes affluences des femmes dans les débits de boissons…. Les choses ont vraiment changé et c’est comme ça que la Journée Internationale de la Femme a été célébrée en RDC le 8 Mars 2014.

L’Espace Culturel Bilembo, situé dans la Commune de la Gombe, dans l’enceinte de l’ex complexe UTEXAFRICA, a connu une ambiance hors du commun avec des femmes venues de tous les horizons qui ont choisi ce cadre pour échanger sur cette  journée.

Pour animer cette réunion, le choix a été  porté sur une paysanne, Espérance Nzuzi Muaka, présidente de la Force Paysanne du Kongo, FOPAKO. Sa communication a tourné autour de trois messages clés, à savoir : « Découvrons nos talents, consommons local et organisons des réseaux entre les producteurs et les consommateurs ».

Pour Espérance Nzuzi, la femme a beaucoup de talents qu’elle ignore souvent et à tort. Pour son auto prise en charge, la femme doit d’abord prendre conscience de ses atouts et ensuite chercher à les découvrir et enfin elle doit les mettre en valeur et en pratique.

La femme doit bannir l’attentisme vis-à-vis de l’homme qui la met souvent dans une position d’infériorité. Beaucoup de femmes ont eu des enfants non désirés puisqu’elles voulaient  tout le temps  dépendre ou attendre des hommes, a souligné Espérance.

Cette dernière a pris son exemple personnel qui est un véritable enseignement.  Espérance Nzuzi  n’a pas étudié, elle a vécu la pauvreté et la misère dans sa vie.  Mais, quand elle a pris conscience de ses talents, elle s’est engagée dans la promotion et l’auto-prise en charge de la femme. Aujourd’hui, elle fait le plaidoyer  des paysans à travers le monde et défend les causes de la femme paysanne.
Pour soutenir les paysannes, Espérance Nzuzi a demandé aux femmes de la ville de consommer les produits locaux au lieu d’acheter des produits importés avec leur cohorte de malheur.

Enfin, Espérance Nzuzi a souhaité qu’il se crée des réseaux  entre les consommateurs des centres urbains et les producteurs agricoles à la base. Les femmes de ville peuvent passer des commandes des produits agricoles auprès de femmes paysannes. Ces dernières doivent aussi s’organiser pour travailler en réseaux et afin d’être en mesure d’honorer les commandes des femmes urbaines.

Placé sous le thème : « Ensemble  contre les violences  faites aux jeunes filles, en consolidant la paix et la justice pour le développement de la RDC », la journée de la femme a donné l’occasion à la Ministre du Genre, Famille et Enfant,  Geneviève Inagosi de sensibiliser les élèves  de la ville de Kinshasa sur la promotion du Genre  au stade Vélodrome de Kintambo. Elle a invité  les forces sociales aux efforts de l’émancipation des femmes, en mettant l’accent  sur la dénonciation de toute forme  de violence faite à la femme.

En lieu et  place des manifestations festives qui se terminaient souvent dans les lieux de la débauche et de la prostitution, le gouvernement de la RDC à travers la Ministre de la Famille, Genre et Enfants a institué des journées de réflexion, de sensibilisation sur l’autonomisation, l’auto prise en charge de la femme et son implication dans le processus de développement…

En 2013,  cette décision  de la  Ministre de la famille a soulevé  des vives protestations des femmes qui étaient habituées pendant plusieurs décennies au traditionnel défilé qui se résumait  à des jouissances populaires et au port de pagne. Mais, pour cette année, les femmes ont compris qu’il va de leur intérêt de réfléchir sur leurs conditions de vie ainsi  que leur rôle dans le développement de la RDC.

LVPC

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Un commentaire pour Journée Internationale de la femme fête célébrée sans tambours ni trompettes en RDC

  1. Casimir Vangu dit :

    La voix du paysan congolais me mets en actualité sur les infos concernant le paysan, être humain, souvent négligé par les

    détenants des pouvoirs, notamment en Afrique. Je crois, par cette apparition, les informations seront continuelles et que les paysans auront des nouvelles d’autres horizons en volet agriculture et élevage, pour en savoir un plus et ajouter un plus sur

    ce qu’ils connaissent. J’encourage.

    Jérôme Casimir VANGU NGUALA Adjoint Administratif/DVDA-Bas Congo

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